Grandir au milieu des chevaux

Publié par Jo Lambert le

Un petit bout d'histoire, qui raconte l'origine de Petit-Cheval

À quelques heures près, je pourrais dire que je suis né dans une écurie. Loin de moi l'idée de me comparer à de grands destins, eux bien connus. Mais c'est presque sans jeu de mots.

Mes deux parents étaient cavaliers, comme la plupart des membres de ma famille. Ils passaient un sacré temps dans les manèges. Ma mère, même enceinte (sans pour autant prendre les rênes, rassurez-vous) continuait d'accompagner à l'écurie mon père, pour qui le dressage était une vocation.

Il est un fervent adepte (et disciple à sa façon) de Nuno Oliveira, grand maître équestre auteur de l'adage « faites du cheval un compagnon et non un esclave » ou encore « demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup ». Ces mantras étaient le moteur des nombreux entrainements de mon père et sa monture.

Après une période de concours, parfois perdus, souvent gagnés, il s’est ensuite concentré sur la dispense de leçons de dressage à d’autres jeunes passionnés.

J’en ai vus des cercles, des voltes, des « doubler », des arrondis et autres serpentines avant même de prononcer mes premiers mots.

Tout bébé donc, mon couffin s’est posé à gauche, à droite, entre les fers à cheval du maréchal-ferrant. Au milieu des odeurs particulières et rassurantes des crins de cheval, de la paille, des mors et des cuirs de selle et brides. Des Flandres à Chambord. D’abord dans le box de Saddy, le premier Lusitanien de mon papa. Puis dans le box de Dream, un jeune appaloosa au caractère bien trempé qui lui a donné du fil à retordre avant qu’il puisse rêver de Ligue Equestre et autre jumping de la Baule.

Nous avons sillonné les concours et les manèges. Chacun comportait son lot de superbes montures: des Pur-sangs arabes, Haflinger, Holsteiners, Camarguais, Frisons... Tous avaient de fières allures qui, une fois en âge de marcher, m’ont à jamais marquées.

Dès que j'ai eu l'âge de monter sur le dos d'un poney, ce fût à mon tour de passer par l'apprentissage du dressage puis de l'obstacle. La récompense pour ma monture et moi même étaient (bien évidemment le sucre, donné avec la main correctement présentée) mais aussi cette complicité que nous avions créée et qui se soldait par une promenade, moment de relâchement et de connexion par excellence.

Une fois adolescent, j'ai pourtant arrêté la pratique intensive de l'équitation. Le fameux esprit de contradiction d’un enfant envers les rêves de ses parents sans doute. Mais il n’en reste pas moins que ce sont ces souvenirs, ces odeurs, ces sensations de bonheur et de complicité entre le cavalier et son cheval continuent de me faire sourire.

Dans la lignée de ces beaux moments, il me semblait tout naturel de continuer de vivre l'équitation au travers d'objets du quotidien. Et pourquoi pas en proposant à d’autres passionnés de chevaux - au présent, au passé et au futur - des accessoires originaux qui puissent être une ode à leur meilleur compagnon à sabots?

0 commentaires

Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés